Jeudi 31 mai 2012
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Une bonne partie des jeunes Québécois étudient et bossent en anglais sans que cela leur fasse un pli sur l’identité. La logique économique leur donne raison : travailler dans cette
langue est en moyenne plus payant que de le faire en français. La langue de Molière s’érode-t-elle dans les milieux de travail du Québec?
Au Quartier général de la Défense nationale à Ottawa, chaque salle de réunion est décorée d’une affiche laminée où figurent les Pères de la Confédération canadienne. Sous les politiciens en
redingote posant pour la postérité, un énoncé de la direction rappelle à qui veut s’en souvenir que «chacun a le droit d’employer le français ou l’anglais durant les réunions».
Un principe d’équité «louable», ironise David, employé au ministère depuis six ans, mais qui ne survit pas à la réalité. «Les journées se déroulent presque toutes en anglais au travail. Mais le
plus désolant, c’est que ce sont les francophones qui s’asservissent eux-mêmes.»
La moitié de l’équipe dont il fait partie à titre d’agent des politiques est composée de francophones du Québec. Les autres sont des Canadiens anglais dont la plupart maîtrisent assez bien le
français pour assister à une réunion ou lire des communications rédigées dans cette langue, selon le fonctionnaire de 36 ans. D’ailleurs, le bilinguisme est une exigence pour travailler au sein
de l’unité.
Mais chaque fois que David s’exprime en français devant ses collègues, il se sent comme l’«hurluberlu de service» menant un «combat obsolète pour la survie de sa langue». Pas aux yeux des anglos,
qui semblent apprécier, précise-t-il, mais bien devant les francophones. «Ils me font les gros yeux en réunion.» Le fonctionnaire se dit aussi irrité par les innombrables échanges de courriels en
anglais… entre francophones. «Ça fait plus “branché” que d’écrire dans leur langue, je présume.»
Penser que l’usage du français au travail est une coquetterie de ringard ne relève pas de la lubie. Comme pourraient le chanter les gars de Radio Radio, «here au Québec, le money
talks in English».
Même après 35 ans de régime sous les auspices de la Charte de la langue française, faisant du français la lingua franca des milieux de travail, il est toujours plus lucratif d’avoir un
boulot où tout se passe en anglais. Le salaire annuel moyen des travailleurs à temps plein dont le français est la langue exclusive de travail est de 41 100 $, comparativement à 49
200 $ chez ceux utilisant seulement l’anglais, selon une étude inédite, dont le Magazine Jobboom a pu consulter des extraits, du démographe Patrick Sabourin, président de l’Institut
de recherche sur le français en Amérique (IRFA). Les emplois bilingues sont encore plus avantageux, car ils rapportent en moyenne 53 900 $ par année.
Le québécois s'asservit lui-même ...
Par Pierre et Isa
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Jeudi 31 mai 2012
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Par Pierre et Isa
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Le violent orage qui a éclaté mardi en fin d'après-midi a causé encore plus de pannes d'électricité au Québec. En début de soirée, pas moins de 8500 foyers étaient privés de courant à Montréal,
portant le total de foyers privés d'électricités à travers le Québec à 15 000. Les fortes pluies et les vents violents ont causé une forte accumulation d'eau dans les rues de Montréal,
notamment dans certaines stations de métro et centres d'achat.
Vers 18 h, la ligne orange du métro a été fermée jusqu'à nouvel ordre entre les stations Berri-UQAM et Lionel-Groulx. «La ligne d'accumulation d'eau sécuritaire a été dépassée» entre les stations
Champ-de-Mars et Square-Victoria, a confirmé Daniel Fortier du Service de police de la Ville de Montréal. La STM prévient que les usagers du centre-ville peuvent rejoindre la ligne verte qui
fonctionne normalement.
Plusieurs rues de la ville ont été inondées, c'est le cas de toutes les routes «surbaissées par rapport à l'environnement», selon le porte-parole, comme par exemple les tunnels et les routes qui
passent au-dessous des voies de chemin de fer. Des résidences de Montréal ont également été inondées.
Par Pierre et Isa
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Mercredi 30 mai 2012
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Nous avons eu la bonne surprise de revoir un couple d'amis franco-belge travaillant en France et vivant en Belgique. On a passé un excellent moment en leur compagnie à profiter du festival
du Homard (2 homards pour 26$+Taxes) et aussi à leur montrer un écureuil en rute. C'est pas si fréquent !
Par Pierre et Isa
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Dimanche 27 mai 2012
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Le Confort et l'indifférence est un film-documentaire de Denys Arcand (Les Invasions Barbares). C'est un grand documentaire sur le Québec et un éditorial cinématographique virulent à l’occasion
du référendum de mai 1980 sur la souveraineté. Couvrant les événements, le cinéaste sort la défaite référendaire du Parti québécois de son contexte local et la confronte au jugement de
l'Histoire, en la soumettant au feu d'une critique acerbe sous la forme de citations extraites de l'œuvre de Nicolas Machiavel. Le film, puissant, porte toute la déception des élites
intellectuelles nationalistes devant l'absence du désir nationaliste de la population, population que le film présente à la fois comme amollie par le confort
nord-américain, et victime du contrôle de l'argent et d'Ottawa. C'est exactement comme ça que nous avons défini le Québec meêm si ces derniers jours ça change un peu
...
Un film plus que jamais d'actualité est visionnable sur le lien suivant:
http://www.onf.ca/film/confort_et_lindifference
Par Pierre et Isa
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