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21 mai 2014 3 21 /05 /mai /2014 14:26

«Si nous sommes une province pauvre, ce n'est pas la faute du reste du Canada». Le ministre d'État (Petite Entreprise) Maxime Bernier remet l'avenir économique et politique du Québec dans les mains des Québécois.

Lors d'un bref discours prononcé devant des membres du Regroupement des jeunes chambres de commerce du Québec, le ministre a présenté trois «grands changements d'attitude» qui sortiraient le Québec de sa torpeur identitaire, économique et politique.

M. Bernier l'avoue : il y a un problème identitaire au Québec. Mais plutôt que de pointer le doigt vers les minorités ethniques et religieuses, le ministre a accusé les indépendantistes, et particulièrement les péquistes, de vouloir imposer leur vision du Québec sur tous.

Il fut particulièrement critique envers «une élite nationaliste […] qui tente de délégitimer toutes les identités autres que l'identité québécoise francophone.»

«L'anglais n'est pas la langue d'une minorité étrangère qu'on doit tolérer», a déclaré le Beauceron, qui a rappelé du même coup que l'anglais existait au Québec «depuis 250 ans.»

Si le Québec a des difficultés économiques, c'est au Québec de s'en sortir. Les jours du «fédéralisme rentable» de Robert Bourassa doivent cesser, a déclaré M. Bernier.

«Si nous sommes plus pauvres […] c'est parce que le premier réflexe de notre classe politique est d'aller constamment quêter plus d'argent à Ottawa.»

Le ministre s'est également dit «pas fier» que le Québec reçoive 9,3 G$ du fédéral en 2014, alors qu'il croit que la province a les outils et les moyens de se sortir elle-même de son trou économique.

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