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22 septembre 2014 1 22 /09 /septembre /2014 01:58

Comment faire pour éviter que la courte victoire du non ne soit suivie d'un autre référendum en Écosse dans 10 ou 15 ans, comme ce fut le cas au Québec? Voilà la question que devra se poser le gouvernement de David Cameron qui a promis d'engager des pourparlers pour donner plus de pouvoirs à l'Écosse ainsi qu'aux autres membres du Royaume-Uni. Tout comme Pierre Trudeau en 1980, les politiciens britanniques ont promis qu'un non au référendum ne serait pas un vote contre le changement, au contraire. On connaît la suite de l'aventure référendaire de 1980 : rapatriement de la Constitution et adoption d'une charte des droits sans le Québec, tentative malheureuse de Brian Mulroney pour corriger la situation avec l'accord du lac Meech, et nouvel épisode référendaire en 1995.

L'Écosse n'est pas le Québec, et le gouvernement britannique a une plus grande marge de manoeuvre pour lui accorder plus d'autonomie, ne serait-ce qu'en ce qui a trait à la fiscalité. Mais l'expérience canadienne, vue d'Ottawa, a démontré que plus on accorde de pouvoirs au Québec, plus ses politiciens en redemandent. Jusqu'où les Britanniques iront-ils pour répondre aux attentes des Écossais qui ont voté Non au référendum de jeudi, et pour enlever des arguments aux tenants du Oui? Voilà la grande question qui se pose au lendemain de ce référendum, une question à laquelle il n'y a pas de réponse évidente.

L'Écosse n'est pas le Québec, mais on peut s'attendre à ce que les politiciens britanniques portent dorénavant un oeil plus attentif à ce qui s'est passé chez nous, afin d'éviter une répétition de cette expérience référendaire, dont ils garderont un goût très amer, malgré leur victoire de jeudi.

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